L'heure sombre - II
Elle attendait l'heure sombre, les aiguilles plantées dans l'ombre, tapies sous les poussières des souvenirs hantés. Elle egrennait le temps sur son chapelet d'argent, des larmes de sang comme des gouttes amères. Elle allait solitaire sur les chemins blancs, loin de la lumière vers les fantômes fuyants. Elle priait résignée une étoile éteinte dans l'attente peut être de renaître enfin. Elle comptait un à un, les pas et les mètres, qui la rapprochaient peu à peu du rien. Elle attendait l'heure sombre, que l'horloge sonne le glas, que résonne dans l'infini le moment d'en finir.
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