Huis clos
La pièce et les lèvres sont closes. Personne n'ose dire le premier mot, faire le premier pas. Les regards se croisent et s'évitent. L'atmosphère est lourde. Le silence dans son long monologue remplit l'espace, comblant les vides. La tension monte, des gouttes de sueur perlent sur les fronts plissés. Le bruit de l'aiguille de la pendule résonne, battant la mesure d'un rythme sacadé, d'un ton presque menaçant. On s'observe, on se scrute, on tente de deviner les pensées de l'autre. On se demande ce qu'on fait là, pourquoi ? On cherche à dissimuler sa gêne, à se fondre. On attend. Soudain, la porte s'ouvre...
droits d'auteur réservés
droits d'auteur réservés
Publicité