Soupir...
Le vent souffle et seule dans les rues sombres de mon monde qui tourne trop vite, je pense à toi. Je songe à toi comme un souvenir lointain, un instant oublié, éphémère éteint trop tôt, comme un soupir ou un sanglot. Je marche droit devant, à côté de mon âme, à côté des autres, silhouettes grises qui me frôlent. La pluie tombe et mouille mon cœur arrêté. Le temps passe, la vie coule, les moments glissent et se perdent dans le labyrinthe des jours. J’avance, éternelle errance, encore et toujours, perdue dans ma tête, mes idées, mes rêves, mes envies avortées. Mes pieds claquent ce sol qui semble s’effondrer sous le poids de mes larmes. Dans mon corps un étrange malaise se faufile, se répand tel un poison, une drogue, je ne lutte pas. Je me laisse tenter par l’obscurité. Je me sens bien d’être si mal. La chute est lente et douce, comme le sommeil qui m’enveloppe. Mes yeux se ferment, mais je vois encore. Je revois ton visage, tes yeux, tes mains, j’entends encore ta voix qui m’appelle depuis l’au delà. J’entends tes soupirs, tes cris d’effroi. Je veux te rejoindre, j’arrive doux ange, je serai là. A nouveau réunis dans une bulle d’étrange, nous reprendrons notre déroute. Je ne sens plus le parfum des fleurs qui ont fané depuis trop longtemps. Je ne sens plus les larmes couler sur mes joues salies par le temps. Je ne sens que ton soupir au creux de mon cou. Enlève moi, puisque séparés la vie n’est qu’un cauchemar.
Dans le noir de la chambre, dans la chaleur du lit, j’ouvre les yeux lentement. Mon cœur bat si vite qu’il cogne à mes tempes, mes oreilles bourdonnent, je tremble, j’ai si peur. Tu es là, à mes côtés, je pousse un soupir….
droits d'auteur réservés
Dans le noir de la chambre, dans la chaleur du lit, j’ouvre les yeux lentement. Mon cœur bat si vite qu’il cogne à mes tempes, mes oreilles bourdonnent, je tremble, j’ai si peur. Tu es là, à mes côtés, je pousse un soupir….
droits d'auteur réservés
Publicité