Les monstres
Maman m'a bordé, déposé un baiser sur mon front. Elle a éteint la lumière, m'a laissé là. Je garde les yeux ouverts. Les monstres sont là, dans le placard. Je me cache sous les draps, pour qu'ils ne me voient pas. Souffle haletant, le coeur qui bat. Ne pas bouger, ne pas pleurer. Ils me cherchent, je le sais. Mon lit comme terrain de bataille, je les fais fuir. Cette nuit Maman ne me borde plus, mais les monstres n'ont pas disparu.
droits d'auteur réservés
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