Au soleil qui s'incline ...
Au soleil qui s'incline, l'infini au firmament, la lumière qui faiblit, le jour meurt doucement. Une lueur rouge sang baigne les étoiles qui s'envoleront pour toujours sous le souffle du vent. Une seconde de silence résonne dans l'écho de lourds sanglots égarés. Allongée là dans l'herbe,, l'âme au bord du gouffre, j'écoute battre mon cœur qui va bientôt se briser contre les rochers sombres de ce triste monde. Les larmes ont beau sécher, mon espoir évanoui est noyé dans les vagues amères de mes éternelles pensées. J'ai couru tout autour de l'univers sans jamais y trouver l'Amour qui m'est si cher ni les anges tombés. Alors si sur la Terre je n'ai rien à gagner, encore moins à perdre où pourrais-je donc aller ? Puisque ici bas les autres n'ont d'yeux que pour le vide, pourquoi ne pas sauter dans le trou noir de la vie ? Et si rien ne m'attend ailleurs je fermerai les paupières de ce corps dont le mal m'enveloppe peu à peu.
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(printemps 2005)