Charles Baudelaire - Le possédé

Publié le par Orely

Le soleil s'est couvert d'un crêpe. Comme lui,
O Lune de ma vie ! emmitoufle-toi d'ombre ;
Dors ou fume à ton gré ; sois muette, sois sombre,
Et plonge tout entière au gouffre de l'Ennui ;
Je t'aime ainsi ! Pourtant, si tu veux aujourd'hui,
Comme un astre éclipsé qui sort de la pénombre,
Te pavaner aux lieux que la Folie encombre,
C'est bien ! Charmant poignard, jaillis de ton étui !
Allume ta prunelle à la flamme des lustres !
Allume le désir dans les regards des rustres !
Tout de toi m'est plaisir, morbide ou pétulant ;
Sois ce que tu voudras, nuit noire, rouge aurore ;
II n'est pas une fibre en tout mon corps tremblant
Qui ne crie : O mon cher Belzébuth, je t'adore !

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P
Baudelaire ...le moindre de ses mots me fait trembler ...le plaisir qu'il procure....surtout dans ses ecrits les plus sombres
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H
"je t'aime ainsi" ...eh oui !Bisous
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L
Un petit coucou en passant par ici pour te souhaiter un bon fin d'annee et un nouvel an meilleur que celui ci. J'espere que Papa Noel t'as gate. Gros bisous Lidia
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