Au bord du jour
A la dérive des songes, à la lisière de l’éveil, entre l’étrange et l’ennui, les corps se tendent vers le ciel. Au gré des secondes, sous les cendres du temps, se dissimule l’innocence tâchée de blanc. Dans l’insouciance des lumières éteintes, les sens se mêlent et explosent. Les interdits s’entrelacent, se resserrent, s’accrochent au bout des ongles. Les soupirs suspendus aux paupières closes, les visages collés ensemble dans une union parfaite, la chair tremble et hésite. A la faveur de la nuit, dans la magie et le secret, les pensées se cherchent et se croisent une ultime fois. Comme une promesse, les souffles s’accordent en équilibre. A la dérive des songes, les yeux à l’envers, s’élève l’évanouissement, au bord du jour.
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