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Dimanche 18 mai 2008
Bloody lundi
Mais qu'est ce qui
Nous englue la planète
Et embrume ma comète
C'est la loi des séries
Le styx, les ennuis s'amoncellent
J'ai un teint de poubelle
Mais, c'est l'instant X
Qu'on attend comme le messie
Comme l'instant magique
C'est l'équation
L'ax + b qui fait tilt
Mais pour l'heure, dis
Papa Noël quand tu descendras du ciel
Du fun, du zoprack et des ailes
L'an 2000 sera spirituel
C'est écrit dans " ELLE "
Du fun pour une fin de siècle
Humeur Killer
C'est l'heure pour
Moi de prendre la pose
De penser à aut'chose
C'est, le cycle infernal
Fatal, un rien devient l'Everest
Mon chat qui s'défenestre
A, à quand l'instant X
Qu'on attend comme le messie
Comme l'instant magique
C'est l'hécatombe, vernis qui craque
Asphyxie, pied dans la tombe
Papa Noël quand tu descendras du ciel
Du fun, du zoprack et des ailes
L'an 2000 sera spirituel
C'est écrit dans " ELLE "
Du fun pour une fin de siècle
par Orely publié dans : je chante
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Samedi 17 mai 2008
" Les choses n'ont pas de signification : elles ont une existence " Fernando Pessoa, extrait de Le Gardeur de troupeaux et autres poèmes

par Orely publié dans : je cite communauté : Autour des citations
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Jeudi 15 mai 2008
A l'ombre de la rue, là sous le réverbère. A l'ombre dans la rue, ici sous les néons. L'âme à demi-nu, l'esprit noir invaincu. La tête en arrière, vertige solitaire. Les rêves à l'envers, dangereuse exhalaison. A l'ombre de la rue, assis sous les lumières. A l'ombre dans la rue, couché sur le béton. Du poison dans les veines, le coeur en pamoison. Les mains qui tremblent, douloureux abandon. L'attente du soupir, les yeux à l'horizon. A l'ombre de la rue, là sous le réverbère. A l'ombre dans la rue, ici sous les néons, éteints ...
droits d'auteur réservés

par Orely publié dans : j'écris communauté : L'écriture dans tous ses états
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Mercredi 14 mai 2008
J'ai aimé ta vie alors aime la mienne
Dis-le à l'âme qui décède
Que l'on n'en revient pas
Au fond de nous la ville est un désert
Sous les regards, les canonnières
Ne te retourne pas
Souris ou saigne
Souris aux drames
La tête en arrière
Soledad !
Souris aux hommes
Souris aux flammes
La tête en arrière
Soledad ! Soledad !
En haut des crêtes, crier à l'univers
Que sous l'écume il y a l'eau claire
Qui m'emportera
J'écraserai mon corps sur vos repères
Comme un tocsin sonne la guerre
Et l'on me répondra
Souris ou saigne
Souris aux drames
La tête en arrière
Soledad !
Souris aux hommes
Souris aux flammes
La tête en arrière
Soledad ! Soledad !
Au pied du mur, ta vie fera l'affaire
Palais ou cimetière !
Crie ! juste pour voir
Ecoute le silence des frontières
C'est du dollar qui désespère
Parce qu'il n'entend pas
Souris ou saigne
Souris aux drames
La tête en arrière
Soledad !
Souris aux hommes
Souris aux flammes
La tête en arrière
Soledad !
Souris ou saigne
Souris aux drames
La tête en arrière
Soledad ! Soledad !
Souris aux hommes
Souris aux flammes
La tête en arrière
La tête en arrière
La tête en arrière
Soledad !
par Orely publié dans : je chante
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Mardi 13 mai 2008
Viens-tu du ciel profond ou sors-tu de l'abîme,
Ô Beauté ! ton regard, infernal et divin,
Verse confusément le bienfait et le crime,
Et l'on peut pour cela te comparer au vin.
Tu contiens dans ton oeil le couchant et l'aurore ;
Tu répands des parfums comme un soir orageux ;
Tes baisers sont un philtre et ta bouche une amphore
Qui font le héros lâche et l'enfant courageux.
Sors-tu du gouffre noir ou descends-tu des astres ?
Le Destin charmé suit tes jupons comme un chien ;
Tu sèmes au hasard la joie et les désastres,
Et tu gouvernes tout et ne réponds de rien.
Tu marches sur des morts, Beauté, dont tu te moques ;
De tes bijoux l'Horreur n'est pas le moins charmant,
Et le Meurtre, parmi tes plus chères breloques,
Sur ton ventre orgueilleux danse amoureusement.
L'éphémère ébloui vole vers toi, chandelle,
Crépite, flambe et dit : Bénissons ce flambeau !
L'amoureux pantelant incliné sur sa belle
A l'air d'un moribond caressant son tombeau.
Que tu viennes du ciel ou de l'enfer, qu'importe,
Ô Beauté ! monstre énorme, effrayant, ingénu !
Si ton oeil, ton souris, ton pied, m'ouvrent la porte
D'un Infini que j'aime et n'ai jamais connu ?
De Satan ou de Dieu, qu'importe ? Ange ou Sirène,
Qu'importe, si tu rends, - fée aux yeux de velours,
Rythme, parfum, lueur, ô mon unique reine !
L'univers moins hideux et les instants moins lourds ?



par Orely publié dans : je cite communauté : L'âme du poète
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